Un pas-de-deux avec Rajka Kupesic

Reconnue comme une peintre émérite pour son œuvre empreinte d’élégance, de raffinement et de féminité, Rajka Kupesic est une artiste canadienne polyvalente d’origine croate. Née à Zagreb dans une famille d’artistes, elle s’est tour à tour intéressée au ballet, sa première carrière, puis aux arts visuels et à la musique. Arrivée à Toronto en 1979, c’est alors qu’elle a lancé la carrière de peintre qui lui vaut aujourd’hui d’être reconnue sur la scène internationale. Toujours passionnée par la danse, elle a ouvert sa propre école de ballet classique en 1993 et, plus récemment, fait de la danse un thème privilégié dans ses toiles. La présente exposition vous propose de découvrir son univers par le biais d’un « pas de deux » entre peintre et amateurs d’art.

Débutant dès l’âge de quatre ans, Rajka Kupesic s’est en premier lieu initiée à la danse, obtenant son diplôme de l’École nationale de ballet de Zagreb au terme de nombreuses années d’une rigoureuse formation. Il s’en est suivi une carrière professionnelle qui lui a permis de se produire dans son pays et à la grandeur de l’Europe. Établie à Toronto à la fin des années 1970, elle s’est tournée à compter de cette époque vers une seconde passion qu’elle nourrissait également depuis un jeune âge, la peinture. Autodidacte, elle a développé dans ce domaine un style d’art naïf raffiné qui, tout en étant informé par la tradition d’art naïf de l’Europe de l’Est, lui est propre. Représentée dans de nombreuses galeries d’art, on retrouve aujourd’hui de ses œuvres dans des collections du Canada, des États-Unis et d’Europe. En Estrie, elle s’est fait connaître par le biais de la Galerie Jeannine Blais de North Hatley.

Intéressée par une variété de thèmes de la vie quotidienne, Rajka Kupesic accorde une place privilégiée dans son art à la femme qu’elle représente toujours avec grande élégance. Parmi ses réalisations notoires dans cette lignée, certains se rappelleront sans doute sa série de 17 toiles racontant le roman Maria Chapdelaine de Louis Hémon qui a été présentées au Musée des beaux-arts de Sherbrooke en 1993.

Engagée depuis plus de 15 ans à former de jeunes ballerines avec la même rigueur que celle dont elle a profité dans son enfance, l’artiste poursuit aujourd’hui en parallèle ses deux passions. Dans ce contexte, le thème du ballet classique s’est imposé ces dernières années comme un thème dominant dans sa peinture. Ayant d’abord créé une série de toiles pour illustrer un livre de l’auteure Karen Kain portant sur le ballet Casse-Noisette, paru en 2005, elle s’est consacrée plus récemment à l’illustration de sa propre publication en 2011 mettant en vedette Les ballets blancs. Le Musée international d’art naïf de Magog est heureux de mettre en valeur aujourd’hui cette remarquable production.